L’approche proposée par l’AMCA
L’AMCA croit sincèrement que toutes les parties prenantes ont beaucoup à perdre si la Ville accepte le nouveau Règlement sur l’affichage et la nouvelle taxe d’imposition tels qu’ils sont proposés actuellement.
Les coûts de publicité sur l’affichage extérieur s’avéreraient encore plus dispendieux si le règlement et la taxe venaient à nuire à la croissance de l’industrie, à la quantité et à la qualité des panneaux disponibles. Les propriétaires, incluant la Ville, perdraient des revenus de location dont ils ont le plus grand besoin, les annonceurs auraient un moins grand accès à des produits de communication, et les agences, les entrepreneurs et les exploitants perdraient du travail.
L’AMCA demande respectueusement à l’équipe projet de la Ville pour le Règlement sur l’affichage d’envisager les étapes suivantes :
• Ouvrir la voie à un vrai dialogue entre eux-mêmes et les autres intervenants dans le but d’avoir une discussion franche et ouverte à propos de nos requêtes et des recommandations de l’équipe projet. La Ville de Toronto a besoin d’un règlement qui convient à toutes les parties.
• Traiter un problème à la fois. Nous suggérons de reprendre le processus initial qui prévoyait de traiter séparément le nouveau règlement harmonisé et la surcharge sur l’affichage de tiers. Il est tout à fait inefficace de proposer la mise en application d’une nouvelle taxe sur un règlement qui est lui-même très loin de refléter de manière adéquate l’industrie qu’il est en principe sur le point de réglementer.
• Reconnaître et considérer avec circonspection la conjoncture économique, car elle montre bien la direction que devrait prendre la proposition pour le nouveau Règlement sur l’affichage. Il est fondamental que le nouveau règlement de Toronto n’entraîne involontairement aucune répercussion économique dans une économie en récession.
L’AMCA recommande fermement que le nouveau Règlement sur l’affichage puisse permettre aux compagnies d’affichage extérieur de :
• continuer à mettre en oeuvre des nouvelles technologies sans s’exposer à des mesures punitives;
• maintenir un format de panneaux minimal et standard pour les panneaux nationaux afin d’éviter des frais supplémentaires de conception et de production;
• offrir des produits d’affichage aux formats variés afin d’améliorer le paysage urbain dans son ensemble tout en respectant l’intégrité des propriétés sur lesquelles ils sont installés;
• s’assurer que la distance proposée entre les panneaux dans les différents districts reflète bien le paysage urbain de la Ville et non un paysage modelé sur une banlieue;
• bâtir de nouveaux panneaux pouvant être amortis sur plusieurs années sans avoir à supporter une clause de révision sur 5 ans;
• réparer et non remplacer les panneaux vieillissants afin d’arriver à préserver l’intégrité visuelle de leur plan d’affichage.
Si le Règlement sur l’affichage proposé maintient la direction empruntée sans prendre en compte tout ce qui a été énoncé plus haut, l’AMCA est convaincue que celui-ci maintiendra l’industrie de l’affichage extérieur dans l’obsolescence et la prohibition.